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Articlé publié le 09 fév 2009 par .

Classé dans Quizz, Bazar.

Interlude: Une carte du passé

Aujourd’hui, pour ceux qui prennent cette rubrique au sens basique de quizz, un morceau qui me semble plus simple à deviner. Souvenir fort pour moi. On était en 2002. Je continuais de passer le plus clair de mon temps libre à écouter des musiques dont j’ignorais tout. Je découvrais. Il y avait un article élogieux sur le site de Chronicart, il m’avait inspiré. Je m’étais empressé d’aller à la Fnac pour acheter l’album en question. Nécessairement, le vendeur en jaune et vert pensait l’avoir mais ne savait pas trop où, rayons musiques électroniques, rayons indépendants, rayons nouveautés ou autres. Il m’a fallu presque trois magasins pour le trouver, je tenais vraiment à me l’offrir. C’était mon premier cd de musique électronique, il était simple, beau et cartonné. Il est d’autant plus symbolique que je ne me souviens pas du premier album tout court que j’ai acheté, cela devait être un disque pop catastrophique du temps où j’usais les chaises du collègue. Ma mémoire a préférée oblitérer ce genre d’anecdotes…

Par contre je me rappelle parfaitement de l’excitation que j’ai ressentie en achetant cet album. Je me rappelle de ce qu’il représentait. C’était une porte vers de nouveaux territoires, de nouveaux horizons que j’étais prêt à franchir. Il y avait là toute la délicatesse, le raffinement, et la diversité que je souhaitais y trouver. C’était à l’antipode des préjugés qu’avaient les gens autour de moi sur ce qu’était la musique électronique. Ces notes de piano, cette voix enfantine et cristalline, ces doux vrombissements. Ce morceau était la quintessence de l’album et incarnait tout ce que j’y aimais. Je le mettais dans une voiture qui me conduisait avec deux amis vers la Normandie. Une semaine de sable, de nuages, de cette Normandie de mon enfance que j’adorais. Malgré sa contradictoire modernité ce disque s’imposait sur les rafales de vents qui heurtaient la digue. Entre ennui et repos, la semaine ne fut pas simple. C’était la fin d’un cycle et je contemplais la Manche aller et revenir.
Quelque part, je me laissais bercer par ce son, et j’essayais de lui voler sa sérénité pour aborder mes angoisses et tout ce qui m’attendait.

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