Le week-end dernier il y avait un petit événement dans un des endroits sympas de Berlin, Cassiopeia. Une sorte de Biergarten, lieu de concert, avec un gros skatepark, un mini théâtre, un mur d’escalade (sisi) et encore d’autres choses. On n’est pas à 20 km du centre de Berlin mais à 15 min de chez moi… à pieds.
Comme vous pouvez le voir c’était des « Digging Days ». Deux jours, 10 tonnes de vinyls. Sur place c’était beaucoup moins grand que ce que j’avais prévus mais j’étais là pour palper l’ambiance plus qu’autre chose. A vrai dire, j’ai une certaine admiration pour les Djs et les « chineurs ». Mot intéressant d’ailleurs que celui de « Chineur ». Il vient du verbe « chiner » qui veut dire chercher les objets rares ou se moquer, je n’ai pas plus d’informations sur l’origine, si quelqu’un en a je suis preneur.
Je disais donc j’admire les chineurs, enfin pas tous, j’admire les chineurs de musique. Je collectionne des comics depuis l’âge de 8 ans, j’adore les vieux livres, balancez moi dans une librairie qu’elle soit spécialisée ou pas et je serai comme un ordinateur à tête chercheuse qui analysera patiemment et le plus pertinemment possible chaque rayon. J’ai aussi cette petite formation d’historien qui fait que je ne panique pas totalement devant des rayons d’archives. Pourtant, pourtant, face à des dizaines, que dis-je, des centaines de boîtes de vinyles, je me sens paumé, perdu.
Dans ce « Digging Days », je connaissais très peu de références. Enormément de Hip-hop et de maxis de différents groupes, un peu de techno, un peu de house et pour le reste c’était légers. Malgré une culture musicale un minimum correct je ne pouvais pas faire grand-chose face à ce cumul. J’admire les gens qui le font, qui ont le flair de dégotter un disque qui sans payer de mine offrira une pépite. J’admire leur patience dans les rayons, leur patience face aux longues écoutes fastidieuses de disques souvent ennuyeux ou médiocres.
Je sais qu’à la fin il y a cette délivrance, cette incroyable surprise qu’est une pop song oubliée ou un mix délicieux, mais étrangement je n’ai peut-être pas encore l’âme de la recherche suffisante pour cela.
Cela viendra, j’y travaille.
Ps: J’ai beaucoup tergiverser pour trouver une chanson adéquate pour finalement opter pour ce Brazil un peu étrange que les fans de l’artiste reconnaîtront automatiquement.
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10 tonnes de vinyles… mon rêve…
Ouai, c’était organisé par HHV, shop & distrib allemand de référence pour le hip-hop d’une manière générale (même s’ils ont en stock plein de styles différents). J’étais invité par une connaissance qui y bosse mais bon, Paris-Berlin-Paris, c’était pas donné.
Cool que t’y sois allé