A l’instar de bon nombre de pays d’Europe de l’Ouest, les Pays-Bas ont su se réapproprier diverses esthétiques de musiques électroniques en provenance des quelques places fortes du genre à travers le monde occidental (les bastions de la techno et de la house U.S., mais aussi l’Angleterre ou les manifestations Eurodance propres au 80′s) pour se faire une place à part dans le paysage musical européen. Les années 80 sont un terreau très fertile qui permet l’éclosion d’une large variété de musiques électroniques spécialement dédiées aux dancefloors qui elles-mêmes engendreront des dérivés toujours plus extrêmes dans leur approche; tout ceci dans une logique bien commune à tous types de musiques populaires qui s’exprime sous la forme d’une récupération, d’un mélange et de l’éclosion d’une direction plus ou moins nouvelle.
Parmi la variété de mouvements et micro-niches ayant vu le jour ces dernières décennies aux Pays-Bas (et dont je suis loin d’être un spécialiste, je ne vous le cache pas; je tente d’apporter un peu de contextualisation à mon propos), comment ne pas citer l’un des plus emblématiques, devenu une véritable carte de visite pour ce pays qui, culturellement, se présente comme un pont évident entre les tendance germanophones de l’Est et l’isolée Grande-Bretagne. Le « gabber », un mot d’argot en provenance d’Amsterdam qui signifie « pote » ou « ami », est un dérivé de la techno hardcore, manifestation « jusqu’au-boutiste » d’un rejet violent des conventions musicales habituelles qui se traduit par un dépouillement maximal d’un morceau pour n’en garder qu’un beat monotone et ininterrompu qui s’exprime à des 260 BPM (voir plus). Un extrémisme musical et virulent, pour le moins démonstratif et éloquent, si ce n’est par sa valeur musicale intrinsèque (le « gabber » reste un support pour les raves alors en vogue un peu partout en Europe au début des 90′s), au moins par son absence de compromis.
A l’instar de ses voisins, les Pays-Bas ont aussi pris part au développement d’une Eurodance la plus immonde ayant inondée les charts avec application (je ne vous fais pas l’affront de développer davantage en ce qui concerne les Venga Boys, 2 Unlimited et autres Alice Deeyjay pour ne citer que les plus connus) mais sont la patrie qui abrite les plus importants festivals dédiés à la transe et entretiennent donc un historique du dancefloor très fourni. Une implication exemplaire dans l’éclosion d’une variété de musiques électroniques populaires qui catalogue les Pays-Bas comme un activiste de premier plan, pas toujours bien compris vu de France où la culture des raves (dont je ne fais pas parti) ne connaît pas (ou plus) l’intensité que l’on peut trouver par ailleurs. A bien des égards, les Pays-Bas entretiennent aussi une pratique du label à toute petite échelle qui constitue le terreau le plus fertile pour y semer une large variété d’expériences musicales et observer ce qui peut en éclore.
Pourquoi ce propos introductif? Parce que le sujet que je m’en vais aborder aujourd’hui, le label néerlandais Eat Concrete, est un produit éloigné d’un état d’esprit que l’on retrouve aux Pays-Bas, une culture qui concilie des musiques en provenance d’horizons variés; une hybridation qui n’effraie pas les acteurs principaux qui rendent eux-même hommage à cette ouverture salutaire sur le monde musical qui les entoure. Eat Concrete est une manifestation physique exemplaire de ce trait de caractère.
Pete Concrete fonde Eat Concrete en 2006. DJ néerlandais depuis son adolescence, il fait ses premières armes au sein du groupe Mononom qu’il crée avec quelques amis en 1994, en plein boom des tendances « acid » les plus variées, en provenance de Detroit ou de Manchester. Mononom fonde son propre micro-label destiné à recevoir les productions du groupe. Les pratiques sont en adéquation avec l’ambiance du moment: pressage de quelques disques, enregistrement, DJing des les soirées ou les raves,… En 4 ans d’existence, Mononom presse son mélange techno / acid sur 5 références. L’aventure se termine en 98-99, le sound-system met un terme à son existence et le nom Mononom est récupéré puis modifié par l’un des membres du groupe pour devenir Sensory Overload. Sans d’autres informations que celles glanées ici et là sur le Web, à mes yeux il semble que Pete Concrete ne réapparaisse « publiquement » qu’aux alentours de 2006, au moment où Eat Concrete est fondé et que le label publie dans la foulée une série de 4 disques.
« Bootstrapping 1.1″ semble reprendre les aventures de Pete Concrete là où elles s’étaient arrêtées à la fin des années 90 tout en y ajoutant quelques influences contemporaine et en vogue à cette époque. Si on retrouve toujours cet aspect techno / acid 90′s évident, il est aujourd’hui coloré par quelques nuances musicales bienvenues. Le tout est dilué tour à tour dans un brin d’ambient ou d’IDM, des basses massives sur ‘Ichi’ de Evan Odd; voire même des tentations carrément expérimentales pour Ro Lee et le japonisant ‘The Secret Pass Of Mt. Taichan’. Déjà, on se trouve dans cet univers où primera l’éclectisme; pour faire écho aux goûts du fondateur du label. En 2006, les sorties de Eat Concrete évoluent subtilement en direction d’univers encore peu défrichés par les proches du label. En témoigne « Sound Pure », en plein été 2006, qui rompt avec le passé de Pete Concrete pour n’explorer que des terrains vagues qui donnent à voir ces panoramas ambient formés par quelques artistes déjà aperçus sur les précédentes sorties: Ro Lee, Evan Odd, Ricercar (a.k.a. Pete Concrete lui-même), Swonkdog…
La rupture la plus nette intervient en juillet 2007, lorsqu’Eat Concrete accorde la cinquième ligne de son catalogue à la compilation « Twin Earth Atlantic ». Musicalement d’abord: les protagonistes s’adonnent à l’exploration d’un territoire peuplé de breakbeats hip-hop, des effets électroniques en soutien, « leftfield » comme disent nos amis anglophones, et des rythmiques plus éloignées de leur conception de l’univers techno pur. Ainsi, on retrouve les Ro Lee, ATeeze et autres qui s’essaient (avec plus ou moins de réussite, disons-le) à une pratique qui rompt avec leurs premières expressions musicales tout en tentant d’assimiler un vocabulaire qui n’est pas à proprement parler le leur. Mais les frontières restent tout à fait perméables et on retrouve ici et là quelques manifestations discrètes dans l’utilisation des synthés, une ouverture à divers styles en terme de programmation des « drum kits », des lignes de basse, de l’utilisation des samples… Si ‘Van’ débute mollement et sans réelle conviction, le morceau prend tout son sens dans sa deuxième partie, lorsque l’ensemble des éléments est rassemblé et mène avec énergie, sans chipoter, vers le bout du bout, après 5 minutes d’une musique qui célèbre un éclectisme bienvenu.
L’autre grande évolution apportée par « Twin Earth Atlantic » est à chercher à la fois dans le nom même de la compilation et dans le casting retenu pour le tracklisting final. Après un an d’existence, Pete Concrete a décidé d’ouvrir Eat Concrete à des producteurs au-delà des frontières néerlandaises. Grand bien lui fasse puisqu’il réunit, aux côtés des locaux, le Suisse Skymark, la colonie en provenance de L.A. représentée par Daedelus, Low Res, Headset (Sach en featuring!) et Take ou encore les Suédois Hearin’ Aid. Si les morceaux proposés par les invités extra-Pays-Bas ne sont pas tous inédits (‘Remix Of Nothing’ de Daedelus paru sur le très bon « Throw A Fit EP », un morceau de Low Res tiré de « Look Back With Knife » ou encore ‘Grasping Claw’ tiré de l’excellent « Spacesettings » d’Headset), ils sont un premier pas convaincant pour Eat Concrete en direction d’une musique aux œillères largement réduites, qui cherche à mettre en avant une créativité protéiforme au détriment d’un quelconque sectarisme nationaliste qui aurait tendance à gangréner de l’intérieur les productions du label, à n’en pas douter. Ainsi, « Twin Earth Atlantic » est le premier virage abordé avec sang-froid et décontraction par un Pete Concrete qui va profiter de ce fait d’arme pour offrir une nouvelle dynamique à sa petite structure. Et puisqu’il a décidé de ne pas rompre complètement avec ses racines musicales, le producteur néerlandais organise une triangulaire discographique au sein de laquelle « Twin Earth Atlantic » se voit faire alliance avec les sixième et septième références du label, deux maxis intitulés « New Deal » pour le premier et « ETA007″ (la référence du disque) pour le second, qui portent à nouveau un mélange techno / acid expérimental propulsé par les protagonistes habituels; parmi lesquels le fondateur du label lui-même qui vient redonner de la voix via ses machines sur l’intriguant et enlevé ‘Maxwell Dreams One’.
La première véritable signature pour un disque solo intervient en 2008 avec la publication de « The Dirty Decibels Of Thomas Two Thousand » par le producteur angelino Take. Déjà présent sur « Twin Earth Atlantic », représentant états-unien parmi la brochette de producteurs retenus, Take (de son vrai nom Thomas Wilson) évolue dans les tréfonds de Los Angeles depuis le début des années 2000. Adepte d’une formule instrumentale mêlant efficacement hip-hop et tendances électroniques, Take développe sur ce court format composé de 8 morceaux (+ un remix signé du producteur suisse Dimlite) un style downtempo délicat, mâtiné d’une poignée de samples ici et là (on reconnaîtra, entre autres, un bout du fameux ‘Lightworks’ de Raymond Scott déjà utilisé par J Dilla sur un « Donuts » qu’on ne présente plus), grâce auquel il laisse son alter ego Thomas 2000 s’exprimer de la plus claire des façons. Une sonorité proche d’un feeling analogique qui ne manquera pas d’interpeller par son approche aérienne et légère, d’une clarté inversée à la mélancolie que trainent les beats du très recommandable « Earthtones & Concrete » en 2007, meilleure sortie solo de Take à ce jour. A noter, par ailleurs, la splendide pochette réalisée par Kutmah (proche de Take et membre du collectif Dublab). Alors qu’il devait annoncer la sortie d’un véritable LP dans la foulée, « The Dirty Decibels Of Thomas Two Thousand » reste à ce jour sans autre compagnon de jeu signé de la main de Take lui-même. C’est d’ailleurs avec une attention toute particulière que l’on attend le successeur de son dernier album solo qui ne devrait pas tarder à faire parler de lui, à en croire un tout récent retour aux affaires de la part de Thomas Wilson.
Son pic d’activité le plus évident, Eat Concrete le doit à l’année 2009 et à un regain d’énergie et d’activité du côté du label néerlandais. Pas moins de 4 références vont atteindre les bacs l’année dernière. Pete Concrete va en profiter, en parallèle de publications physiques, pour développer une partie digitale pour une majeure partie des sorties qui viendront désormais agrandir le catalogue de sa structure. La première référence à voir le jour il y a un peu plus d’un an est le maxi du groupe bruxellois Herrmutt Lobby composé de Back & Forth, Kadah Vresky (Jerome De Cock, Pascal Demez & Thomas Delhaye) & DJ Swiffer (membre lui du Fistfucking Crew). Leur formule mélange des rythmiques synthétiques au possible, des basses imposantes qui donnent naissance à une syncope pour le moins entrainante et addictive. Au milieu de cet amoncellement de breakbeats percutants, Herrmutt Lobby s’offre le petit plaisir de remixer le groupe de rappeurs U.S. Shadow Huntaz dont l’univers n’est pas sans rappeler celui des compositeurs bruxellois. ‘Vampire Remix’, reprise d’un morceau du maxi du même nom publié 5 ans auparavant, donne l’occasion à Non Genetic (l’un des MCs du groupe) de laisser s’immiscer un bout d’humain, quelque chose de vivant dans cette alchimie numérique, pour une prestation de qualité en phase avec son identité musicale habituelle A noter par ailleurs que la collaboration avec Non Genetic sera poussé un peu plus loin puisqu’un album entier voit le jour quelques mois plus tard, au printemps 2009, pour le compte du label japonais Catune et intitulé « Hunter » (album dôté d’une magnifique pochette en pixel art qui ravira mon comparse Bishop, j’en suis sûr).
Quelques sorties plus loin, Herrmutt Lobby est de retour chez Eat Concrete mais cette fois-ci au sein du collectif élargi Bretzel Zoo composé des producteurs originaires de Bruxelles donc, mais aussi des autres Belges Dr. Vaen, Dalcym, Cupp Cave (écoutez son déroutant « Garbage Pail Beats » si vous n’en avez pas assez) et Chantal Goret. Tout ce petit monde se retrouve les uns accolés aux autres sur le maxi « Baywatch » de Bretzel Zoo qui figure dans les bacs dès juin 2009 en tant que douzième référence de Eat Concrete. En l’espace de 5 morceaux, Bretzel Zoo s’applique dans une stratégie d’amoncellement des genres et des tendances, mêlant ce qui compose les styles singuliers de chacun des producteurs afin de piocher un peu partout. La musique est libre et difficilement identifiable, tout y passe: hip-hop pour le moins abstrait, dubstep, chiptune, électro sauvage et crépitements funkys servis par des basses synthétiques aussi grasses qu’une motte de beurre. « Baywatch » et « Bassfudge Powerscones » constituent les deux premiers éléments d’un projet plus large visant à publier une série non délimitée de disques estampillés Herrmutt Lobby / Bretzel Zoo via Eat Concrete. Outre la musique, un lien pictural réunit ces deux premières sorties via la réalisation impeccable des artworks, à l’univers insectoïde commun aux deux disques, que l’on doit à un certain Elzo Durt, graphiste belge plutôt en vue au style pour le moins singulier et…étonnant.
Dernier projet en date du label ayant atteint les bacs ces dernières semaines, « Dubstoned EP3″ du duo belge Funckarma reste à ce jour l’un des maxis les plus marquants issus du roster de Eat Concrete. Composé des deux frères néerlandais Roel et Don Funcken, Funckarma a dépassé récemment la décennie d’un activisme musical soutenu qui aura permis au duo de sortir pas moins d’une vingtaine de références en bacs tout en produisant, entre autres, les trois LPs de Shadow Huntaz (dont le fortement recommandable « Dark Matter » sorti il y a quelques mois chez Porter Records) ainsi qu’une tripotée de remixs et d’apparitions diverses et variées. S’ils ont œuvré à une diversification certaine de leur approche musicale, les frères Funcken viennent et entendent toujours demeurer dans cette veine identifiée IDM, quelque soit le contexte dans lequel ils projettent leurs compositions. Troisième volet d’une série d’EP entamée en 2007 chez Highpoint Lowlife (Londres) avant de migrer sur Ad Noiseam (Berlin) pour faire perdurer leur tour d’Europe entre les oreilles de Pete Concrete, « Dubstoned EP3″ poursuit les recherches du duo au sein d’un univers sous perfusion dub/dubstep comme cela semble être le cas depuis 3 ans. 4 morceaux répartis sur 2 faces qui proposent peut-être l’une des toutes meilleures sorties des deux frangins parvenus à intégrer un semblant de riddims dub et des basses omniprésentes à un jeu de claviers balbutiant aux timbres à mille lieux des clichés habituels. Il ne faut pas attendre bien longtemps, les premières secondes de ‘Hawking Radiation’ à dire vrai, pour se faire emporter et lâcher prise. Si l’on peut douter de l’impact d’une telle formule sur la durée d’un long format, la poignée de morceaux proposés est un cadre d’expression idéale pour savourer l’ensemble sans jamais tomber dans le piège du « trop plein » qui guette souvent ceux qui s’adjoignent les services de machines pour développer un vocabulaire musical personnel. A noter que la version digitale de l’EP propose deux morceaux supplémentaires: un remix d’Herrmutt Lobby de ‘Nays Of Dight’ (paru sur « Dubstoned EP2″) et surtout le meilleur morceau de l’ensemble, l’explosif ‘Solaz Flair’ qui ne manquera pas de vous exploser les tympans par son jeu habile de synth-bass enveloppants et de percussions qui viennent littéralement s’exploser la gueule sur le mur d’en face, expirant un dernier souffle de vie dans un fracas sonore semblable à un verre que l’on éclate sans retenue aucune.
S’il n’a encore jamais décidé d’emprunter un chemin balisé et bien défini, Pete Concrete semble continuer d’évoluer par petites touches ici et là vers un futur aux contours flous pour sa structure. Chaque nouvelle sortie du catalogue d’Eat Concrete apporte une nouvelle touche de fraîcheur à un ensemble quantitativement réduit mais à la richesse et à l’ouverture indéniable (en témoigne, par ailleurs, le projet Enemy Earth que je n’ai pas pris le temps de vous développer ici mais que je vous recommande chaudement aussi). Eat Concrete est une manifestation parmi tant d’autres du caractère mutant de ce qu’on appelle par manque de précision « musiques électroniques ». Il est la preuve qu’il est tout à fait acceptable d’exiger de la part d’un label que l’on apprécie une direction artistique qui choisit de fonctionner sous le mode du contre-pied, du virage, de la courbe, et qui délaisse tout un ensemble de lignes droites ennuyeuses faites de certitudes établies, d’esthétique musicale maintes fois rabâchées et autre déclinaison à l’infini d’une approche qui reste, grosso modo, toujours la même. Cette ouverture est à mettre en parallèle avec ce que j’abordais en introduction de mon propos. Les Pays-Bas sont un pays à la culture musicale bien ancrée dans un ensemble de micro-niches électroniques vivantes et évolutives (à l’instar du cousin Anglais). Une culture peu connue par chez nous qui semble s’exporter avec difficulté une fois que l’on se trouve en-dehors du cercle des initiés. Mais s’il a réussi à se faire une place dans le cœur d’observateurs occupés par l’éclosion et le développement d’une musique instrumentale aux ramifications complexes, Eat Concrete n’a pas oublié d’agir à sa façon, à la mesure de ses moyens, en cherchant à proposer sans cesse une musique dont les nuances et les particularismes composent une grande partie de son caractère versatile et délicieusement instable.
NB: afin de vous faire une idée des groupes et artistes abordés ici, le site de Eat Concrete propose en streaming un extrait de la majeure partie des morceaux publiés dans son catalogue. N’hésitez pas à aller faire un tour sur http://eatconcrete.net.
L’est étrange la pochette de Hunter si tu veux mon avis, un mario world un peu spé… Sinon les autres pochettes ici présentes sont très belles…mais je posterai peut-être un commentaire plus complet plus tard, faut que je digère la somme d’informations.
Héhé oui c’est plutôt une espèce de Mario Bros.
Sinon les packagings/covers sont très soignés chez Eat Concrete. Je rajoute d’ailleurs que le grammage des vinyls est assez élevé et la qualité du son s’en ressent fortement. On est loin des disques quasi mous dont le son manque de profondeur. Un autre choix qui doit coûter pas mal au label (même si les sorties sont à exemplaires assez limités) mais qui fait vraiment plaisir à voir quand on tient l’objet entre ses mains.
Ceci étant, oui je conçois qu’il y a pas mal d’infos pour ceux qui ne connaissent pas du tout les artistes et groupes cités. Enfin j’ai voulu faire quelque chose de global pour parler d’une trajectoire à travers plusieurs disques.
C’est clairement pas le format de notules qui nous fera des amis et des visiteurs… J’en veux encore des comme cela! Une par mois pas plus mais c’est ce que j’aime.
Et le Dubstoned EP3 est vraiment très bon, un instant de bonheur.
Merci Bish. Eat Concrete méritait un article de ce type. Je ne sais pas à qui ça peut plaire mais je pense que l’univers de la musique a aussi besoin d’approches un peu plus transversales, pour ne pas rester coller le nez que sur les disques ou les interviews. De manière générale, j’aimerais prendre le temps d’évaluer des artistes ou un « courant » sur la durée mais c’est jamais évident. Trouver un angle intéressant et bien se situer en matière de pertinence de l’info et d’intérêt pour le lecteur. Essayer de développer une idée en l’étayant à travers plusieurs disques; ou alors aborder une idée forte, une manière de voir ou de faire la musique. Les labels sont un bon support pour ça à mon avis.
Dans le même registre, plus ou moins, j’ai toujours mon article sur Strata East en cours de réalisation. Mais ça me prend du temps parce que les disques sont quasi introuvables en physique. Du coup, je passe par le téléchargement mais tout n’est pas forcément dispo ici et là (sans parler du fait que le feeling n’est pas du tout le même; m’enfin là je peux pas dépenser des centaines d’euros pour un article; je vous aime ami(e)s lecteurs mais je m’impose quand même quelques limites). ;)
Et puis le temps d’écouter comme il faut un tas d’albums assez étranges pour la plupart,… Mais ça va venir. Et ce sera très long, je préviens d’avance.
Bon article, je connaissais seulement le Take (qui est vraiment sympa) que j’ai découvert en 2007, en revanche je n’y pensais plus du tout…
Par contre tu bosses sur une note sur « Strata east », c’est une super initiative !! Mais si tu dois te taper tout le catalogue avec les lp, les lives de festoches, les compilations… C’est immense..
J’écoute beaucoup le « reasons in tonality » et quelques autres dont une compil qui date de 94,le M’BOOM.. mais je suis très loin d’avoir découvert tout ce qui est sorti.. Donc j’attends avec impatience ta note!!
Ça fait un bon moment que je suis sur cette note qui me prend beaucoup plus de temps que prévu. Je me suis enchainé les LPs de Brother Ahh, le Mtume Umoja Ensemble, Clifford Jordan, les Cosmic Twins, Weldon Irvine, Cecil McBee, Charles Rouse,… Après, bien sûr, le M’Boom de Max Roach, excellent, et plein d’autres albums. Je vais pas tout aborder, c’est trop long et comme les albums sont bien denses, ça me prendrait un temps fou à digérer. Je vais retenir une poignée de LPs un peu symboliques et broder au tour. Enfin si j’y arrive.
http://www.hhv.de/index.php?rid=195089&action=addToWishlist :)
B-ju dogday sur EB, feat remix 1000names et Herrmutt lobby
Cool, merci pour l’info.