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Articlé publié le 09 août 2010 par .

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Interview: Ceschi

La pression est montée lentement pour Julio Francisco « Ceschi » Ramos; dés 2004 et une première ébauche de LP intitulé « Fake Flowers » sur le défunt Beyond Space Entertainment qui posait déjà les bases de ce qu’allait devenir, deux ans plus tard, l’excellence d’un style inimitable: un rap maitrisé, capable de partir dans des double-times survoltés, une écriture déjà très personnelle et cette musicalité instinctive mêlant habilement chants pop désaxés et envolées énergiques, à la guitare ou derrière les machines. Quatre CD-R d’archives et d’inédits intéressants plus tard, Ceschi envoie le premier coup de semonce officiel via un « They Hate Francisco False » surprenant et pour le moins inattendu. Combinant efficacement les points les plus différenciants qui forment le style Ceschi, le musicien accouche d’un LP mémorable, plus qu’attachant, dans lequel il relate avec une dose d’émotion jamais feinte quelques éléments autobio passés au filtre de la fiction à peine forcée. Un mélange rap/folk/pop délicat et jamais maniéré qui, quatre ans plus tard, n’a pas pris une ride et profite d’une maturation lente pour se révéler comme l’un des albums les plus pertinents et les plus profonds de ces dernières années.

A nouveau quatre cycles de 12 mois auront été nécessaires pour que le nouvel LP du natif du New-Jersey voit le jour. Entre temps, Ceschi fonde Fake Four, label qui viendra supporter sa vision artistique claire et précise (et à qui l’on doit, à ce jour, au moins une poignée d’albums intéressants et plusieurs projets qui font saliver d’avance pour les mois à venir) et s’implique de plus en plus dans la promotion d’une série de musiciens qui peinaient à trouver un toit pour héberger leurs productions et leur offrir un écrin satisfaisant. C’est désormais chose faite, et les choses suivant leur cours, Ceschi s’attaque au tout nouveau « The One-Man Band Broke Up », en compagnie d’un certain DJ Scientist, patron du label berlinois Equinox et co-responsable du travail de production sur l’ensemble du LP.

Avant d’aborder le disque en lui-même, dans un papier qui suivra celui-ci, je partage avec vous cette petite interview qui fera office de teaser textuel non-officiel pour Substance-M. Réalisée en octobre 2009 par Bianca Ludewig, journaliste allemande de son état, l’interview n’a finalement jamais été publiée (hormis deux extraits repris par ailleurs) et dormait jusqu’à maintenant sur le disque dur de DJ Sci. Ce dernier ne pouvait décemment pas laisser l’interview mourir comme ça et me proposait, il y a quelques semaines de ça, de l’utiliser pour Substance-M. Ne refusant jamais de propager la bonne parole musicale, fût-elle portée par d’autres, je ne pouvais qu’accepter et vous propose ci-dessous une traduction de mon cru qui, je l’espère, aiguisera la curiosité des plus curieux. En attendant mon papier sur le disque en lui-même, qui ne devrait plus tarder. A la rencontre de Ceschi.

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For my english people who can’t read our beloved french language, I don’t blame them. So here’s the original english version of the interview made by Bianca Ludewig.

If you’re a french-speaking lucky person, please scroll down and stop read this as you’ll find below a beautiful home-made translation of this interview.

Interview Ceschi English Version

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Quatre ans sont passés depuis la sortie du dernier LP de Ceschi, « They Hate Francisco False ». Le songwriter/multi-instrumentiste/rappeur du crew Anonymous Inc. (ndr: qu’il forme avec son frère David Ramos) dirige désormais le label à succès Fake Four Records, basé à New Haven, Connecticut, et entretient des contacts réguliers avec le producteur et beatmaker berlinois DJ Scientist, lui-aussi fondateur d’un label (Equinox Records).

Grâce à une passion mutuelle à la fois pour le rare psych 60′s/70′s, le prog. et la folk autant que pour les classiques du rap des 90′s, les deux musiciens ont agité leurs influences respectives pour aboutir à la création d’un album de hip-hop évolué, original, mélodieux et profond: « The One Man Band Broke Up ». L’album dépeint l’ascension fulgurante et la déchéance d’un musicien, Julius & The Bearded Saviour, et a clairement à voir avec les propres craintes d’échec de Ceschi dans une industrie musicale où les uns dévorent les autres sans rechigner. La voix de Ceschi avance avec aisance sur les rythmes quasi mathématiques pour se transformer la minute d’après en hurlements punk agressifs, œuvrant sur les collages de samples de Scientist, les drums puissants combinés à quelques instruments enregistré live pour souligner la diversité des styles évoqués. Le résultat est un mélange unique de hip-hop, d’indie folk – un projet hip-hop « post moderne » qui vient de voir le jour sur les labels des deux fondateurs: Equinox pour l’Europe, Fake Four les États-Unis

Interview réalisée par Bianca Ludewig – Berlin, Octobre 2009

BL: Est-ce qu’il y a des sujets ou des thèmes qui t’intéressent vraiment, que tu voudrais aborder?

Ceschi: Je me sens vraiment concerné par les histoires sur la Sécurité Sociale aux États-Unis, ces derniers jours. J’en peux plus de ces Conservateurs qui font comme bon leur semble et qui empêche les réformes de voir le jour. J’ai eu 25.000 $ de dettes à cause d’un bras cassé. Je ne vais pas payer parce que je ne crois pas en ce système! Je suis vraiment déçu par Obama. Et je ne vois pas le projet de Sécurité Sociale voir le jour rapidement. On a dilapidé tellement d’argent sur les guerres ou les élections que lorsqu’on en arrive à quelque chose de vraiment vital pour les gens, il n’y a plus de fonds pour le mettre en place.

BL: Parlons d’argent dans ce cas. Comment Ceschi parvient à gagner sa vie?


C: Après l’université – j’y ai étudié la culture, l’Histoire, le cinéma – j’ai essayé de me lancer dans le web design et puis j’ai officié en tant que professeur d’espagnol. C’était mon premier job officiel. L’année suivante, j’ai reçu des offres pour des jobs sur des tournées, jouer de la musique… J’ai quitté mon poste de prof. pour partir en tournée à plein temps. On faisait nos propres trucs, à notre manière, parce qu’on devait le faire. Je suis musicien et je fais mon business. En ce moment, gérer le label me prend beaucoup de temps. Chaque cent que je gagne je le réinjecte dans le label mais ça commence un peu à payer.

BL: Tu as grandi dans une famille catholique traditionnelle?

C: Ma famille est très catholique. Je suis Porto-Ricain et Italien, à la base. Comme je le dis dans le morceau ‘Black, White & Red All Over’, j’étais enfant de chœur, dans la chorale et tout.

BL: La religion est toujours importante pour toi, aujourd’hui?

C: Non, pas du tout. Peut-être culturellement et socialement parlant – je suis toujours lié à elle d’une certaine façon. Comme avc mes grands-parents – ils prient toujours pour moi. J’apprécie ça d’un point de vue culturel. A l’école catholique j’ai appris à chanter, à jouer d’instruments: violon, guitare, basse, mandoline, banjo, un peu de piano, mais c’est difficile parce que je n’ai que quatre doigts (ndr: à la main droite, l’emblème de son label Fake Four d’ailleurs). Être
inscrit dans des écoles catholiques et à l’église m’a permis de pratiquer la musique.


BL: C’est comment la vie avec quatre doigts?

C: Il me manque juste l’auriculaire à la main droite et je suis né comme ça donc je m’y suis habitué. Juste quelques trucs que j’ai du apprendre à faire de manière différente. Mais c’est pas très important.


BL: Tu as sorti les albums de Myka 9 et Awol Onoe. Comment es-tu entré en contact avec ces gars? La Californie, c’est assez loin…

C: Je suis né dans le New Jersey puis on a déménagé à Atlanta, en Argentine, en Espagne puis, plus tard, à Berkley, en Californie, où j’ai passé une bonne partie de mon enfance. C’était mes années où je grandissais le plus, j’y ai rencontré mes meilleurs amis, j’ai découvert certaines musiques. Donc je suis toujours Californien de cœur, où que je sois. En ce qui concerne le hip-hop, j’étais surtout intéressé par les franges les plus expérimentales de la scène Westcoast et, petit à petit, au fil des années, j’ai rencontré pas mal de ces MCs. Je me suis lié à un groupe de MCs et on a rencontré un producteur de la Bay Area qui nous a pris sous son aile, nous a fait rencontrer d’autres gens et c’est là que j’ai rencontré Circus, des Shapeshifters. C’était vers 1999 ou 2000. J’ai rencontré les gens d’Anticon et j’ai commencé à enregistrer avec eux. J’avais genre 18 ans. On a fini par former un groupe puis j’ai rencontré 2Mex, Busdriver, Awol One. Quand tu t’intéresses à ce genre de musique underground, le monde est petit. J’ai fait un morceau avec Myka 9 et Busdriver qui est apparu sur le disque anniversaire des dix ans du Project Blowed puis un autre morceau qui a fini sur le 12 » enregistré avec DJ Scientist. J’ai connecté Awol One au producteur canadien Factor et ils ont fini par faire un album entier ensemble. Ils sont plus vieux que moi, j’ai juste 28 ans et je les regarde faire leur truc: les années passent et ils sont toujours aussi pertinents!


BL:
Est-ce que Fake Four est motivé par une philosophie ou une espèce de pensée directrice?

C:Fake Four rassemble un groupe d’artistes qui sont tous de vieux amis. On se bat pour une préservation d’un certain éclectisme plutôt indépendant, dans le fond. On essaie de repousser les frontières. On continue de faire des LPs, de les presser en vinyls et en CDs. Ca disparaît si vite, ça paraît si éphémère – cette mentalité MP3, c’est pas vraiment la nôtre. On s’en fout des sorties numériques. Chaque sortie de Fake Four contient un petit peu de tout ça – que ce soit un album d’électro étrange ou de la folk.


BL: Comment tu vois ton évolution personnelle en matière de musique? Qu’est-ce que tu as appris en dix ans?

C:J’ai commencé, de manière assez classique, avec le violon, en chantant dans des chorales. Puis j’ai fait mes premiers raps vers 8 ans, le graffiti vers 10 ans. Plus tard, je me suis vraiment plongé dans le rock: indie rock, métal, hardcore… Mais je suis revenu au hip-hop, par la suite, vers 1994 via mes amis. Depuis, je me concentre essentiellement sur la musique, je ne fait que quelques graffitis ici ou là mais plus beaucoup. En 94, j’ai récupéré un 4-track et on a commencé Anonymous Inc, mon frère et moi. Plusieurs rappeurs nous ont rejoint et ils nous ont appris pas mal de choses. Puis j’ai acheté un 8-Track et chaque fois que j’ai récupéré du nouveau matos, ça a changé ma façon de faire de la musique. Le 8-Track nous a permis d’enregistrer le premier album d’Anonymous Inc, on a travaillé davantage sur le jazz pour évoluer dans une direction tout à fait nouvelle. On avait toujours cet élément hip-hop mais ça restait assez expérimental. Vers 97, j’ai commencé à faire quelques beats et j’ai travaillé jusqu’à 2001, quand j’ai commencé à enregistrer mon tout premier solo. C’était vraiment lo-fi et un peu pourri, la qualité du son – c’était un petit album de hop-hop bien étrange. Et c’est ce que j’ai continué à faire jusqu’à maintenant, d’une manière un peu plus évoluée.


BL:
Comment t’es-tu retrouvé à travailler avec DJ Scientist?

C:Il a fait une tournée en 2005 avec mon pote Noah23. J’ai enregistré des trucs avec Noah et le crew Plague Language pendant pas mal d’années et DJ Scientist possédait une version non-masterisée de mon tout premier album. Je l’ai tout de suite apprécié, j’ai beaucoup aimé l’approche psychédélique qu’il mettait dans ses beats, une pratique qui allait bien avec notre passion pour le psych rock des 60′s et des 70′s. Il m’a invité en Allemagne en 2007 et j’ai tourné en Europe avec Noah. Et puis ça s’est vite enchaîné: on a fait un premier 7 », un 12 », une tournée à l’automne dernier et l’album est désormais dans les bacs.


BL:
D’où provient ton inspiration pour les paroles?

C:J’ai lu pas mal, je me suis intéressé à pas mal de poètes et de songwriters, j’ai recherché pas mal de nouvelles autobiographiques donc ça m’a sûrement influencé d’une certaine manière. Les paroles que j’écris ont cet aspect autobiographique et politique en elles. Je veux faire un truc personnel, qui parle aux gens, mais je parle aussi de changer les choses, finalement. Ces livres ont vraiment changé ma manière d’écrire et ce que j’écris peut vraiment être lu comme de la poésie. Bien sûr, les rappeurs avec qui j’ai travaillé m’ont aussi inspiré. C’était l’état d’esprit du Good Life Café du début des 90′s: influencer et s’inspirer les uns les autres tout en restant original et en mettant au point un style unique et personnel. J’ai appris beaucoup des mecs de chez Anticon qui étaient surtout concentrés sur le fait de ne pas faire de rimes et de créer une poésie très abstraite. Parmi ces gens là, je veux être une voix singulière. Et c’est ce sur quoi je continue de travailler.


BL: Qu’est-ce que c’est que cette histoire de « one-man band »? Et comment peut-il se dissoudre?

C: Ça provient d’un album concept intitulé « Julius & The Bearded Saviour ». C’est l’histoire d’un vieux musicien.


BL:
Ca parle pas mal d’échec et de mort – pourquoi?

C: Ce sont deux peurs que tout le monde a. J’ai définitivement cette peur de l’échec parce que je travaille énormément pour réussir dans mon petit univers. Et mourir seul reste effrayant pour moi – je ne veux pas mourir seul. C’est plus profond que juste ma propre personnalité, mon histoire, les groupes auxquels j’ai contribué, mon passé – voir d’autres musiciens et la peur de devenir comme eux.

“Bad jokes about bad people in bad bars make the bad worse and make the good people crash cars”.


BL:
Tu donnes l’impression d’être nostalgique d’une ancienne période du hip-hop, par moment…

C: J’ai cette nostalgie des 90′s parce que c’était une excellente période pour le hip-hop et tout le monde le reconnait. La fan base et l’industrie étaient bien plus ouvert à cette époque ce qui a permis l’éclosion de styles créatifs. C’est aussi sûrement parce que j’ai grandi dans les 90′s et certains trucs que j’ai entendu à la fin de la décennie ont vraiment changé ma vie. Notre premier disque est sorti en 2001 et c’était une toute autre époque en terme de ventes et de concerts. Certains artistes avec lesquels je travaille vendaient pas mal dans les 90′s et maintenant, alors qu’ils sont bien plus connus qu’à l’époque, ne vendent plus qu’un dixième de ce qu’ils vendaient à l’époque. C’est pas juste une histoire d’argent, c’est une histoire de musique qui évolue.


BL:
Comment tu mêles musique et politique? Est-ce que c’est une fusion intéressante?

C: Ça peut l’être. Certains MCs sont très bons là dedans. On peut considérer que l’ensemble de leurs travaux sont un appel à la révolution, comme pour Immortal Technique. Je ne serai jamais aussi direct dans ma manière d’écrire. Beaucoup de musiciens incorporent de la politique dans leurs paroles d’une manière plus complexe qui te demandent de penser davantage – ça n’est pas toujours simplement un appel à prendre les armes. Mais la plupart des musiques que je préf_re ne parle pas de musique. Ca peut être un bon outil si tu veux faire passer un message. La musique unit réellement les gens comme rien d’autre au monde. Dans ma vie privée, j’ai été un activiste politique. J’ai travaillé avec pas mal d’organisations différentes. Quand j’étais jeune, j’ai rejoint une organisation socialiste internationale et, plus tard, j’ai évolué assez proche de groupes anarchistes. Mais ça n’est pas très important dans ma musique.

C:J’apprécie vraiment cette mentalié du Do It Yourself dans la musique. Aujourd’hui, tu as une nouvelle génération de MCs issus du Web qui demandent les mêmes privilèges que les vieux de la vieille mais ils ne font rien d’autre que poster des morceaux sur le Net. Mais le hip-hop aussi évolue et il y a plein d’autres genres en pleine explosion. Le style de musique que je fais est cette sorte de hip-hop expérimental qui a vu le jour à la fin des 90′s sur la Côte Ouest. C’est difficile de savoir ce que tu apprécie aujourd’hui, au regard de tous les styles qui voient le jour partout. C’est une bonne chose mais j’ai le sentiment qu’il y avait plus d’unité ou une certaine communauté quand le hip-hop était plus « jeune ». On ne s’unit plus – l’ignorance est un gros problème. On doit regarder au-delà des clichés: est-ce que 50 Cent est vraiment homophobe? Parce qu’il ne s’agit pas simplement d’une ligne ou d’un mot. Tu dois regarder le personnage dans son ensemble. Ca montre aussi l’ignorance et le manque d’ouverture, la prise de recul. Bien sûr, pas mal de MCs sont homos. Mais les clichés ont la vie dure.


BL:
Tu es basé au Connecticut avec ton label. C’est la première fois que j’entends parler d’un label de hip-hop qui vient d’ici. Pourquoi le Connecticut?

C: Le Connecticut a, en fait, une très grosse histoire hip-hop (ndr: c’est peu de le dire). Je vis à une heure de New-York dont c’est comme être en banlieue éloignée de NYC. Mais avec sa propre culture. Aujourd’hui, il n’y a plus de scène hip-hop dans le Connecticut et j’aime ça. Je veux reconstruire ça. Je sais qu’il y a un vrai potentiel. Il y a pas mal de bon hip-hop ici mais c’est trop sous-estimé ou mélangé à NYC. Apathy ou le Demigods Crew viennent du Connecticut et pas mal des mecs de Stones Throw ont un lien avec le Connecticut. Ma mère est née ici, mais grands-parents vivent ici et on continue de s’occuper d’eux. J’aimerais vraiment ouvrir une salle de concert et recréer une communauté. Peut-être à New Haven, avec un restaurant végétarien, parce qu’on en a vraiment besoin.

BL: Je suppose que tu es pas mal occupé. Mais quand tu as du temps libre, comment tu t’occupes?

C: J’ai très peu de temps libre. J’ai l’impression de constamment travailler. Mais si ça n’est pas le cas, je matte des films. J’ai beaucoup aimé « Inglorious Bastards ». Le cinéma, la nourriture et la musique sont très importants. Les gens aussi c’est cool mais on a besoin d’en apprendre plus sur les uns les autres que ce que nous faisons maintenant. Mais c’est peut-être à cause de ces trucs hippies merdiques. Pourtant, être humain c’est partager beaucoup de choses. J’aimerais qu’on voit au-delà des différences culturelles tout en les préservant parce que la mondialisation et ses effets m’effraient. Mais j’en suis certain: il y a de bonnes choses dans le monde.

BL: Comment faire pour rendre visible les trésors musicaux cachés?

C: On doit travailler pour ça. Nous sommes dans une époque où l’argent est un prérequis pour rendre les choses visibles. Sans argent, on disparaît. Il faut travailler encore plus dur, continuer de tournée en permanence.

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Plus d’infos et des morceaux en écoute sur les deux sites officiels des deux labels:
http://www.equinoxrecords.com et http://fakefourinc.com

Premier morceau extrait de « The One-Man Band Broke Up »: ‘No New York’

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