On ne le dira jamais assez mais sur Substance M. on ne s’intéresse pas seulement à la musique mais à l’objet musical. Ce qui explique notre rubrique « réflexions », nos critiques des tops de fin d’année, nos positions politiques maintes fois répétées (mais semble-t-il jamais assez) ou nos deux papiers sur Foobar, qui sont probablement en cumulé les notules les plus lues du site.
Lors de ces papiers j’étais revenu, peut-être pas assez en profondeur, sur deux points qui me semblent primordiaux. Le premier est que la musique que nous écoutons n’est jamais indépendante du comment nous l’écoutons au sens matériel. Si cela est une évidence quand on parle carte son, amplis, enceintes, casques, baladeurs, smartphone (sig), cela n’allait pas de soi quand on parlait logiciel. Pourtant, d’une certaine manière, que vous utilisiez Winamp, VLC, Itunes, Foobar ou autre, cela informe votre rapport à la musique, votre rapport à votre bibliothèque de son donc votre écoute. C’est aussi le cas quand on utilise dès lors Deezer, Grooveshark , Spotify.
L’autre idée, une idée concomitante, une idée qui était finalement la fin de mon raisonnement sur foobar c’était qu’il était possible de voir émerger, dans le cas de Foobar mais aussi dans une moindre mesure Winamp, un certain « fétichisme » du player. Fétichisme non pas dans l’adoration, n’abusons pas, mais dans cette amour de faire le lecteur « parfait » pour ses besoins. Le bon skin ou la bonne configuration pour foobar, les bons modules, les bonnes options etc… Ce goût du détail, nous l’avions vu, allait jusqu’à choisir les morceaux affichés dans la liste pour faire les captures d’écran.
Si Spotify ne se présente pas de cette manière là, l’engouement commercial autour de ce service relève d’un même fétichisme. Il y a ceux qui l’ont, ceux qui en sont, ceux qui d’ailleurs ne peuvent plus sans passer -extrêmement nombreux chez les blogueurs musique- et puis il y a les autres. En l’espace de 2-3 ans, et plus particulièrement depuis quelques mois, ce service s’est imposé dans le marché et rencontre partout un certain succès, même si les chiffres en France sont en partie factices puisque liés à un fournisseur d’accès. L’avantage vis-à-vis d’autres plates-formes d’écoute en streaming c’est que Spotify est un véritable logiciel. Il ressemble à une version dark d’itunes pour être précis, et avec des modules vous pouvez embarquer tout un tas d’options sociales, de statistiques etc ….
Au niveau de l’offre à proprement parlé, on reste dans la perspective de streaming. A l’origine donc le service proposait deux services, une version gratuite, vous pouviez écouter ce que vous vouliez avec de la publicité, et une version payante, sans publicité. Aujourd’hui, pour le moment, après de possibles négociations avec les majors, il existe trois formules, la gratuite, l’illimité à près de 5€/mois, et l’offre premium à 10€. Ce qui est clairement visible c’est un abandon du modèle gratuit qui maintenant en plus de la publicité à des limites sur la durée et des limites sur le nombre d’écoute. Les deux modèles payants sont eux très cohérents (pas de publicité pas de limite) avec aussi l’accès sur d’autres supports du contenu (le magnifique marché du téléphone portable). Pour ce prix là, l’affaire est tentante et rondement menée ce qui explique l’attrait de ce service auprès des blogueurs et son succès qui ne peut aller qu’en grandissant.
Pourquoi je n’utilise pas Spotify alors ? Pourquoi je ne l’ai jamais utilisé (je ne l’ai jamais vu tourné concrètement) et pourquoi je ne l’utiliserai jamais ? Pour être complètement honnête ce logiciel me débecte dans ce qu’il mobilise.
Pour comprendre ceci, on peut discuter d’un certain nombre de points. Le premier concerne la qualité des fichiers. Si avec un compte Premium vous pouvez configurer Spotify pour vous passer que des morceaux en 320 kbps c’est à cette condition: tous les titres ne sont pour l’instant pas disponible en haute qualité (je cite). De plus si vous écoutez sur votre Smartphone la qualité est « logiquement » faible pour assurer le transfert d’informations. J’ai envie de vous dire : n’utilisez pas votre smartphone pour écouter de la musique, tous les sites, tous ces logiciels, vous font de la publicité autour de la haute qualité tout en vous servant 80% du temps des fichiers mP3 mal encodés, encodés sur d’autres fichiers mal foutus. Vous me direz que c’est la même chose ailleurs mais ici cela relève d’une certaine logique….
… Une logique qu’on retrouve sur un autre niveau, l’interface, qui elle est est immuable. Elle aurait même pu plaire à Steve Jobs avec cette manière proche d’itunes d’étiqueter les espaces où l’utilisateur agît (les fameuses playlist etc…) et la dictature ensuite du « bien pensé » qui vous impose la manière de faire, la manière de suivre. On me parlera des modules, des recommandations de l’implantation de Last.fm là dedans. Si bien entendu il y a des libertés, des modules etc… Tout rentre dans une logique du facile, du bien configuré, l’opposé absolu de Foobar donc.
Un troisième point, peut-être plus personnel et qui ne rentre pas dans la logique globale à l’œuvre, est la frontière entre le connu et l’inconnu. Je dois être l’un des derniers à fonctionner de la sorte, je sais que Digital ne le fait pas par exemple, mais j’ai deux listes de lecture sur mon foobar. Une liste de lecture où tous mes fichiers sont bien taggués, bien nommés, bien contrôlés et surtout connus. Je les ai tous au moins écouté deux trois fois. C’est ma bibliothèque, le domaine de ce que je « sais ». En face la liste de lecture « à trier », à renommer, à vérifier les tags, à déplacer dans le bon dossier et surtout à écouter. Cela prend nécessairement du temps même avec des modules pour m’aider à automatiser les étapes -il fut un temps pas si lointain où je tagguais encore « manuellement » pour bien « apprendre »-. D’où le fait que je n’écoute pas 250 nouveaux albums par année, j’ai physiquement, mentalement, pas l’énergie, la force et le temps pour m’attarder sur autant de disques. Je reviendrai sur la question de temps dilué dans une prochaine notule mais je trouve ce « frein » salutaire, il me permet de bien savoir « où j’en suis » et de consacrer le temps nécessaire pour connaître les disques. L’autre avantage c’est que je peux mettre les morceaux où je veux, comme je veux, dans mon lecteur mp3 par exemple où la qualité sonore est 1000 fois supérieure à n’importe quel téléphone portable.
Sur un service comme celui-ci j’ai l’impression de devoir « zapper », de perdre le lien pratiquement charnel que je peux entretenir avec des disques, même quand je ne les ai qu’en numérique et de finalement me fourvoyer sur mes propres connaissances.
Mais l’argument le plus important pour Spotify et sa limite ultime, son véritable problème à mes yeux, est sa légalité. Vous allez encore m’imaginer en crypto-anarchiste mais là n’est pas la question… ou si peut-être là est la véritable question mais d’une manière que vous n’attendez probablement pas. Si je considère qu’il y a un profond problème ce n’est pas par soutien des pirates, par haine des labels ou par goût pour l’illégal mais à cause du paradigme que cela mobilise. Le succès de Spotify était prévisible, logique même, dans le diagnostic qu’il présente de la société Spotify a tout perçu. Itunes et son magasin de vente c’est, pardonnez-moi du mot, de la merde en boîte. Jobs se félicitait à l’époque, et les médias l’ont rajouté dans son éloge funèbre, qu’ils auraient fait une révolution du marché de la vente sur Internet… Non ils ont juste arnaqué des millions de gens au fichier à 1€, 1£ ou 1$ en reprenant exactement les mêmes logiques que l’industrie du disque, l’adaptant légèrement au support web (vente à l’unité) et profitant de la réduction incroyable des coûts (encore une fois, un fichier se copie à l’infini) pour entuber tout ce beau monde. En terme de conception du marché, conception d’Internetn vous n’ avez rien, le néant, le trou noir. D’ailleurs il serait intéressant que quelqu’un un jour écrive sur le rapport entre Apple, Steve Jobs, et Internet. Ne s’être jamais véritablement lancé à la conquête du net, ce n’est pas Safari qui démentira, montre probablement ce que le bonhomme pense du « réseau des réseaux »… Passons.
Les Suédois de Spotify, eux, ont tout compris. C’est ce qui les rend si dangereux. Ils ont compris que le salut passait par l’abandon du prix au fichier (la plus grande des aberrations de l’histoire d’Internet, remercions toutes ces grandes entreprises pour l’arnaque répétée), que le modèle à venir, la logique même du p2p c’est le droit d’accès. Voir des rapprochements entre eux et SFR, ou entre Deezer et Orange fait parfaitement sens, accès à Internet, accès à la musique. Mais la nuance c’est que normalement, je dis bien normalement, grâce à la neutralité du réseau nos gentils fournisseurs d’accès ne regardent pas ce qu’on fait de notre Internet, nous avons les libertés de choisir nos logiciels, de choisir ce qu’on fait. Une fois l’abonnement payé chez Spotify vous n’avez pas ce choix. Un peu comme la qualité, si vous pouvez configurez, c’est seulement globalement (sans savoir au cas par cas) ou l’interface dont la souplesse est tout relative; le choix vous est retiré…
De fait Spotify incarne un lendemain et je persiste à croire qu’il n’existe que deux variantes dans ce p2p de demain, dans l’avenir du marché du disque sur Internet et peut-être des autres marchés de la culture. La première est la licence globale, même encadrée par un logiciel comme je le prônais dans mon Manifeste pour une licence globale, une licence globale qui vous autorise à télécharger tout ce que vous voulez, dans le format que vous voulez (AAC, Flac, Ogg, mp3, même WMA pour les masochistes), au nombre que vous voulez etc… Si votre contrat s’arrête, on peut imaginer des abonnements annuels, vous avez encore accès aux fichiers car une fois téléchargés ils sont les vôtres, comme est votre un livre, un vinyle, un DVD. C’est le modèle que j’appelle de tout mon cœur qui est, quoi qu’on en dis,e économiquement fiable. Amis des labels, venez discuter avec moi intelligemment de pourquoi cela ne marcherait pas, qu’on s’amuse ensemble. En face, vous avez la seconde possibilité, très intelligente, celle de Spotify. Vous faire payer l’accès et l’accès uniquement à l’utilisation pas au contenu. Vous ne contrôlez pas les fichiers, pas la qualité, pas ce qu’il se passe. Si votre abonnement est terminé, vous n’avez plus rien, si un label décide de se retirer de Spotify vous ne pouvez plus écouter les morceaux de ce label, si Spotify décide de changer son catalogue, décide d’augmenter ses prix, décide de mettre de la publicité même pour les abonnements, vous ne pourrez qu’acquiescer pour réécouter ce que vous écoutiez avant. Quelque part ce modèle à inventer quelque chose d’incroyable dans le monde des fichiers numériques: la capacité de vous priver de fichiers reproductibles à l’infini sans coût.
Je m’étais déjà arrêté sur les accusations de « communistes » employées par certains des portes paroles des ayants droits, américains la plupart du temps tel Miloš Forman, contre les « pirates ». Le grand paradoxe que j’avais relevé c’est que dans le fond nous, les « pirates », sommes des libéraux. Nous sommes pour la libre circulation des idées, des fichiers, et pour une adaptation des droits à cette situation, pas pour une « obéissance » d’Internet aux anciens fonctionnements. Chez Spotify et chez tous ceux qui proposent du streaming il y a une compréhension de la technologie mais un choix radicalement capitaliste. Celui de marquer le plus fortement possible la frontière entre consommateur et ceux qui produisent, ceux qui donnent l’accès.
Ils sont tellement capitalistes qu’ils en ont oublié d’être libéraux. On se souvient de cette déclaration « bourgeoise » écrite en 1789 qui mettait en exergue dans son second article le droit à la propriété…
Si sur Substance M. on a toujours considéré la musique comme un objet culturel dans son ensemble, on n’oublie jamais que notre utilisation des technologies, nos choix même dans notre écoute sont des choix éminemment politiques. Spotify, en s’engouffrant dans l’avenir, propose un modèle que je considère comme aliénant pour le « consommateur ». Ils offrent au passage la meilleure justification théorique de l’Hadopi puisqu’ils s’érigent comme le « modèle » de demain qui montre que le piratage peut être, doit être dépassé. Si nous ne cautionnons pas les sites qui se font de l’argent sur le téléchargement sans inviter à la fête les créateurs de ces biens (Megaupload sur lequel il faudrait revenir, mais lisez déjà cela), nous avons des inquiétudes censées sur l’usage d’un tel service. Pour tout cela je n’ai jamais utilisé Spotify, je reste dans ma grotte avec mes méthodes plus longues, mes réseaux moins directs, et mes fichiers marqués de ma personnalité, tout numérique qu’ils soient.
Pour compléter, je dirais d’ailleurs que l’offre des Spotify, Deezer et compagnie est en réalité « par défaut ». Parce que les ayant-droits ne sont jamais parvenus à trouver un véritable modèle pour rendre facile d’accès, pas trop cher et utilisable par tous ou presque leur catalogue. Via un système qui permettrait de mettre en valeur le tout avec quelque chose d’original, fait pour le Web et sa consommation spécifique de la musique. Mais non, l’unique choix a été la réaction. Du coup des acteurs nouveaux se sont placés, sont entrés en conflit avec les majors dans un premier temps avant de trouver un accord qui finit simplement par léser le consommateur.
Mais quand on parle de ça en matière de musique, trop peu de gens sont offusqués. Parce que la musique c’est du fun, du divertissement, c’est pas sérieux tavu. Par contre, pour l’histoire des opérateurs téléphoniques et des offres inadéquates et abusivement chères suite au petit discours de l’ami Xavier, alors là on en a entendu des kilomètres. J’attends donc le jour où quelqu’un aura les coudes de mettre en place une licence globale pour l’exemple, qui permette de rémunérer les parties-prenantes de manière « logique » sans prendre le consommateur pour un crétin. On se dira après qu’on était tous un peu con de dire « amen » sans chercher à aller plus loin (enfin vous hein, nous on a déjà fait notre choix).
Bref, il me semble impossible que la situation actuelle des Spotify & co fasse office de véritable marché de la musique sur le Web dans les années à venir, c’est pas possible; économiquement même je dirais c’est pas possible. Parce que l’offre n’est pas optimale du tout, à tous les niveaux. Et je ne peux pas croire que tout le monde se satisfasse de la musique en tant que données numériques exclusivement à la merci d’un service proposé par un acteur duquel le consommateur est 100% dépendant. Le tout numérique est une chimère.
super article. Perso, j’ai testé le service Spotify avec mon disque Huis-clos, dans une logique « connais ton ennemi », et ça ne rapporte vraiment que dalle à l’artiste. Même à un niveau musicalement microbien comme le mien, Amazon et iTunes rapporte plus, même si dans mon cas, c’est vraiment de l’argent de poche par rapport à d’autres. Dans tous les cas, ce système de streaming et de soi-disant rémunération en royalities sur un estimation des écoutes, c’est du vent, et le vent ça ne permet pas de produire.
bravo pour ce bon sens.
J’utilise spotify (à 5€) par mois car il a un côté pratique.
Ceci dit, entre écouter via spotify et écouter via un mp3, je reste sur le mp3 (bien que sous MAC je n’utilise qu’Itunes, sans bibliothèque) comme lecteur. Surement pour les mêmes raisons que toi finalement.
« En face, vous avez la seconde possibilité, très intelligente, celle de Spotify. Vous faire payer l’accès et l’accès uniquement à l’utilisation pas au contenu ».
=> Je n’en avais jamais eu conscience mais c’est très vrai. Bien vu!
En tout cas, moi non plus, je ne vois pas ce système perdurer. En tout cas à ces prix là. Ca ne peut pas devenir la norme, j’ai beaucoup de mal à y croire.
La licence globale, pourquoi pas, mais il va falloir qu’elle soit pointilleuse et permette de vraiment rémunérer les artistes en fonction de leurs écoutes/téléchargements. Et j’ai peur que pour le moment, le système ne soit pas encore au point pour réaliser un référencement aussi précis.
Bref, Spotify c’est pratique. Mais je ne pense pas que cela devienne la norme à long terme.
Ce qui est marrant c’est que tout ça fonctionne avec une espèce de syndrome de Stockholm évolué: on brade à fond la musique, on limite drastiquement le consommateur qui n’a même pas accès en réalité à ce qu’il achète (mais juste le droit d’y avoir accès; comme si tu achetais une voiture moins chère mais qu’on t’autorisait juste à l’utiliser; le jour où la concession ferme, ils te la reprennent), on se donne bonne conscience en 2 temps (1/ ca combat le « piratage »; on voit bien que ça n’est pas du tout le cas, et 2/on reverse aux artistes), tout le monde SAIT dans son for intérieur qu’il s’agit uniquement d’une solution de substitution, à défaut de mieux.
Pourtant, quand on aborde le sujet, on a l’impression que c’est illégitime auprès d’un certain public de convaincus.
Non, désolé, je ne vais pas me satisfaire de Spotify, Deezer & co juste parce que c’est moins pire que le « piratage » de masse (encore faudrait)il prouver que ce dernier ait réellement fait du tort à l’industrie musicale dans les proportions que ses principaux acteurs décrivent depuis des années, ce qui est loin d’être fait).
Et ceux qui s’arrêtent simplement sur l’aspect du « Boh ça va, on s’en fout d’avoir le disque chez soi ou non, faut avancer », n’ont juste rien compris à l’enjeu derrière tout ça.
Je pense au contraire que Spotify est une solution de long terme, (peut-être pour cela que cela m’inquiète) même s’il perdure des problèmes fondamentaux: le premier étant pour eux l’absence d’internet sur les lecteurs mp3 et les autoradios qui du coup fait perdre la légitimité de leur service.
Et le second est la place du physique, quoi faire des vinyles et des disques? Une bonne solution du marché internet se fera en partie en intégrant à une petite échelle cette question là pour valoriser le physique sans détriment pour la circulation de l’information.
Une connexion « permanente » sur les lecteurs audio, ça viendra, forcément; c’est pas tellement ça le problème, je pense.
Pour le reste, perso j’ai pas de réponses sur ce que deviendra le format physique, j’observe juste. Perso je suis même prêt à abandonner le physique un jour si quelqu’un développe une offre, une utilisation de la musique qui n’oublie pas de lui donner du sens, de valoriser le contenu, de faire de la place aux formats (LP, EP…) et pas juste au morceau pop. Sans oublier un système qui ne laisse pas que 1 ou 2% du gâteau à celui qui compose/enregistre. Mais on est loin d’en être là.
Sinon, le ralentissement de la baisse des ventes de disques est notable l’année dernière aux US. Je ne sais pas si ça veut dire quelque chose mais c’est peut-être un indice sur une évolution future (enfin là on est dans la divination…).